L'inviolabilité du sang du musulman
Trois cas, et trois seulement
عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ يَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلَّا بِإِحْدَى ثَلَاثٍ: الثَّيِّبُ الزَّانِي، وَالنَّفْسُ بِالنَّفْسِ، وَالتَّارِكُ لِدِينِهِ الْمُفَارِقُ لِلْجَمَاعَةِ».
D'après Ibn Masʿûd (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman qui atteste qu'il n'est de divinité digne d'adoration qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah, sauf dans trois cas : celui qui a déjà été marié et commet l'adultère, la vie pour la vie, et celui qui abandonne sa religion en se séparant de la communauté.” »
Source et attribution
Références
- Sahîh al-Bukhârî n°6878 Kitâb ad-diyât
- Sahîh Muslim n°1676 Kitâb al-qasâma
- Sahîh al-Bukhârî, n°6878.
- Sahîh Muslim, n°1676.
- An-Nawawî, al-Arbaʿûn an-Nawawiyya, hadith n°14.
- Ibn Rajab al-Hanbalî, Jâmiʿ al-ʿulûm wal-hikam, commentaire du hadith n°14.
- Ibn ʿUthaymîn, Sharh al-Arbaʿîn an-Nawawiyya.
Explication
Le hadith pose l'inviolabilité comme règle et les trois cas comme exceptions strictement délimitées. Les savants soulignent unanimement que l'application de ces peines relève exclusivement de l'autorité et des juges : aucun individu ne s'en saisit de lui-même, sous peine de désordre que la Loi vise précisément à empêcher.
Source : Synthèse d'après Sharh al-Arbaʿîn an-Nawawiyya, commentaire du hadith n°14.
D'après : Muhammad ibn Sâlih al-ʿUthaymîn
Résumé du sens, non une citation. Les questions relevant du jugement pénal ne se tranchent qu'auprès des savants et des autorités compétentes.