Que celui qui voit un mal le change
Trois degrés, et le plus faible de la foi
عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: «مَنْ رَأَى مِنْكُمْ مُنْكَرًا فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ، فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِلِسَانِهِ، فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبِقَلْبِهِ، وَذَلِكَ أَضْعَفُ الْإِيمَانِ».
D'après Abû Saʿîd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : “Que celui d'entre vous qui voit un acte blâmable le change par sa main ; s'il ne le peut, alors par sa langue ; s'il ne le peut, alors par son cœur — et c'est là le plus faible degré de la foi.” »
Source et attribution
Références
- Sahîh Muslim n°49 Kitâb al-îmân — Chapitre : interdire le blâmable fait partie de la foi
- Sahîh Muslim, n°49.
- An-Nawawî, al-Arbaʿûn an-Nawawiyya, hadith n°34.
- Ibn Rajab al-Hanbalî, Jâmiʿ al-ʿulûm wal-hikam, commentaire du hadith n°34.
- Ibn ʿUthaymîn, Sharh al-Arbaʿîn an-Nawawiyya.
Explication
Le changement par la main relève de la capacité, et celle-ci est encadrée : elle appartient à l'autorité dans ce qui la concerne, à l'homme dans sa propre maison, et à nul autre lorsqu'elle produirait un mal plus grand que celui qu'elle prétend écarter. La désapprobation du cœur est le seuil au-dessous duquel il n'y a plus rien : elle est obligatoire pour tous et n'excuse jamais l'approbation.
Source : Synthèse d'après Sharh al-Arbaʿîn an-Nawawiyya, commentaire du hadith n°34.
D'après : Muhammad ibn Sâlih al-ʿUthaymîn · ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz
Résumé du sens, non une citation. Les modalités concrètes du changement par la main relèvent de l'autorité et de l'avis des savants.